Fortement investit aux USA et en Europe, le fonds islamique sharia compliant Arcapita a annoncé le 19 mars 2012 qu’Arcapita Bank BSC et plusieurs de ses filiales dont Arcapita Investment Holdings Limited, se sont mis sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites des USA afin de poursuivre la restructuration de sa dette dont un prêt consolidé de 1,1 milliards $ arrivant à échéance le 28 mars 2012. Add Comment BNP Paribas va chercher à réduire ses coûts au Moyen-Orient et à renforcer sa présence sur les marchés de capitaux en Arabie Saoudite, la première puissance économique du monde arabe, a indiqué mardi le responsable de BNP pour cette région.
"La réduction des coûts est toujours importante. Nous menons toujours des études sur la façon de réduire les coûts, ce qui n'implique pas nécessairement une diminution des effectifs. Il existe bien d'autres moyens d'y parvenir: en rationalisant l'organisation, en automatisant les opérations, en mutualisant nos points forts", a expliqué Jean-Christophe Durand lors d'un entretien. Alors que les banques européennes tirent la langue, plombées par la crise de la dette dans la zone euro et le durcissement de leur réglementation, le secteur bancaire islamique semble promis à des lendemains radieux. Le montant des actifs des banques islamiques, dont le fonctionnement respecte les principes de la charia, devrait quasiment doubler, au cours des cinq prochaines années, à 1.800 milliards de dollars fin 2016, selon les analystes de Deutsche Bank.
Désireuse de profiter des opportunités relatives à l’essor mondial de la finance islamique, liée notamment à l’abondance de liquidités en provenance des pays producteurs d’hydrocarbures, mais confrontée à la vive concurrence de la Malaisie et depuis peu de l’Indonésie, Singapour, pays majoritairement non musulman, a, depuis quelques années, accéléré le processus de développement de cette activité. D’une façon générale, il s’agit pour les autorités, à commencer par la Monetary Authority of Singapore1 (MAS), de compléter la gamme des services financiers déjà proposés par la place financière (en ciblant avant tout les activités de banques d’affaires et d’investissements), l’idée étant in fine de renforcer l’attractivité de la cité-Etat.
Les émissions ont fortement augmenté cette année même si les conditions de marché se sont détériorées en novembre et décembre.
La crise de la dette souveraine en Europe pourrait bien favoriser la finance islamique. Selon Bloomberg, les émissions d’obligations compatibles avec la charia (sukuks) dans le golfe Persique ont atteint un record depuis quatre ans, à 7,3 milliards de dollars, soit un bond de 62% sur un an. La dégradation de la note souveraine américaine, la crise de la dette en Europe, des marchés boursiers qui dégringolent alimentés par les rumeurs et les spéculations redonnent de l’intérêt à la finance islamique.
De l’autre côté, les investisseurs islamiques( banques, investisseurs, fonds) du Moyen-Orient et d’Asie regardent de nouveau vers la France. Comme le secteur de l’agrolimentaire Halal, le marché de la finance islamique en France est considérable avec une population musulmane estimée entre 6 et 10 millions. Dans un contexte de crise, la France qui garde (pour l’instant) son triple A par les agences de notations à des atouts incontestables pour attirer les investisseurs islamiques. Le directeur général de l'établissement de crédit de Bahreïn Al Baraka, Adnan Youssef, a déclaré à Reuters qu'il entendait développer son groupe sur le marché français, même si ce projet est suspendu aux changements attendus de la régulation française en matière de finance islamique.
Lors d'un entretien à Beyrouth, il dit espérer que les autorités françaises achèveront d'ici quelques mois l'ajustement du cadre légal et fiscal applicables aux produits bancaires islamiques. Les actifs de la Finance Islamique devront atteindre plus de mille milliards de dollars en 201006/14/2010 La finance islamique va probablement continuer sa croissance fulgurante et atteindre un nouveau record avec plus un billion de dollars d'actifs gérés cette année. Mais les institutions financières islamiques doivent rester vigilantes et ne pas s'écarter des préceptes fondamentaux de la Charia, pour éviter les excès qui ont conduit à la crise économique mondiale, ont affirmé les experts lors de la première World Islamic Bank Conference qui a eu lieu à Singapore. ![]() Les pays arabes du Golfe seraient sur le point de se mettre d’accord pour la création d’un Shariah board commun à toutes les institutions financières de la région en 2013. Ce comité de conformité central permettrait d’harmoniser les fatwas relatives aux produits et procédures financières islamiques.
« Les pays arabes du Golfe ont besoin d'une instance suprême de la Shariah pour mener l'industrie dans une direction claire. Grâce à un tel comité, nous perdrons moins de temps à réfuter les décisions des autres Shariah Board, et nous nous concentrerons mieux sur la création de nouveaux produits» a déclaré Hussain Hamed Hassan, qui préside le Shariah Board de Dubai Islamic Bank. ![]() L’industrie de la finance islamique a atteint une dimension internationale, même si elle rencontre encore des résistances dans certains pays. Elle couvre plus de 300 banques islamiques à travers 75 pays, dont les deux tiers sont contrôlés par le Conseil de constellations du Golfe (GCC). Des acteurs de la finance ont flairé le bon filon et développé, au début des années 1970, une niche devenue aujourd’hui très lucrative. C’est au Proche et Moyen-Orient que l’on trouve la plus forte concentration de ce type de banques. La première à voir le jour, en 1963, est la Mit Ghamr Savings Bank en Égypte, devenue Nasser Social Bank.
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