On prédit depuis 4 ans une émission imminente de 'sukuks' en France. Rien de tel pour l'instant ! Pourtant la France s'est dotée d'un cadre pour accueillir la finance islamique et le potentiel commercial est là. Les freins au « décollage », de nature essentiellement réglementaire, ne sont pas insurmontables. Il appartient aux pouvoirs publics de les résoudre.
L'absence de la réalité des sukuks au quotidien en ferait presque oublier sa définition. Avec la sukuk, on est à mi-chemin entre un titre obligataire et une part d'OPCVM. C'est tout simplement un titre de créance représentatif d'une part dans un projet reposant sur des actifs réels, patrimoine immobilier ou infrastructures.
L’Agence française de développement s’ouvre à la finance islamique, notamment sur les questions de microfinance, au travers de partage d’expériences, d’études et de projets pilotes. Cette coopération avec la Banque islamique de développement (BID), institution de référence dans l’utilisation de produits islamiques pour le financement du développement, lui permettra d’élargir sa palette d’outils financiers dans ce secteur en forte croissance. Il est également envisagé d’impliquer dans cette démarche Proparco, la filiale de l’AFD en charge du financement du secteur privé, ainsi que le CEFEB, centre de formation du groupe AFD.
Bien que cette décision était attendue, la France a ce vendredi 13 janvier perdu son triple A. La dégradation officielle de la notre française est un véritable coup de massue tant au niveau économique que politique. Au plus haut sommet de l’Union Européenne, des débats récurrents liés à la crise financière actuelle remettent en question le pacte de stabilité et de croissance. Un accord ayant pour objectif la coordination des politiques budgétaires nationales de la zone euro afin d’obtenir à long terme des « budgets proches de l’équilibre ou excédentaires ». Notons que la France n’est pas le seul État a avoir perdu un cran dans sa note puisque neuf États européens sont concernés par cette dégradation.
Le 3 ème séminaire du Conseil Français de la Finance Islamique se tiendra le 6 février 2012 à Paris, sur le thème « Les expériences réussies de la Finance Islamique dans le monde : Quelles leçons tirer pour un vrai démarrage en France ? ».
Le COFFIS et ses partenaires ISRA (Malaisie), l’institut BAYAN (Sudan) ainsi que l’IRTI (Banque islamique de développement, Arabie Saoudite), vous accueilleront pour discuter des expériences réussies de la Finance Islamique dans le monde et pour en tirer des leçons pour un vrai démarrage de cette industrie en France.