L'Office national de l’électricité (ONE) diversifie de plus en plus ses sources de financements. Après avoir lancé plusieurs emprunts obligataires par le passé et en attendant de finaliser son projet de titrisation de ses créances commerciales, il se met aujourd’hui aux produits islamiques. En effet, l’Etat vient d’accorder sa garantie à l’office pour contracter un financement sous la formule «Istisna’a» auprès de la Banque islamique de développement (BID). Ce prêt «halal» porte sur près de 100 millions d’euros (environ 1,15 milliard de DH) et il est destiné à financer en partie le projet d’extension du quai à charbon et des entrepôts de stockage de ce combustible au port de Jorf Lasfar.
Un mémorandum d'entente destiné à raffermir les liens de coopération entre le Maroc et la Banque islamique de développement (BID) dans le domaine de l'appui aux efforts de développement socioéconomique dans le Royaume, a été signé mardi à Marrakech, a rapporté l'agence de presse MAP.
En 2013, les Marocains découvriront des nouveaux produits de la finance islamique. Un projet de loi est en préparation au royaume chérifien. Les autorités marocaines estiment que la finance islamique serait vitale pour l’économie.
C’était l’une des promesses de campagne du Parti de la justice et du développement (PJD), la formation islamiste qui a remporté les législatives du 25 novembre dernier au Maroc. Le gouvernement d’Abdelilah Benkirane prépare un projet de loi qui permettra d’introduire la finance islamique dans le système bancaire marocain en 2013.
Selon Bloomberg, les émissions d’obligations compatibles avec la charia (sukuks) dans le golfe Persique ont atteint un record depuis quatre ans, à 7,3 milliards de dollars, un bond de 62% sur un an.
Si le développement de la finance islamique explose au Moyen-Orient, avec des actifs qui atteindront 990 milliards de dollars en 2015 contre 416 milliards en 2010, qu’en est-il en Europe et plus particulièrement en France ? Le Vieux Continent peut-il tirer parti de cette source de financement grandissante ? Et quelles sont les opportunités en termes de produits de placement pour les banques occidentales ?
Casablanca Finance City : comme nom, ça a de la gueule ! Mais le concept n’a rien à avoir avec l’originale City de Londres : quartier historique, troisième pole financier au monde avec ses sièges des banques les plus influentes, ses salles de marchés qui font et défont les économies, mais aussi ses réputés bars où les cols blancs viennent célébrer leur bonus ou noyer leur malus dans l’alcool. Chez nous, la City de Nouaceur sera plutôt une Mecque de la finance halal.
Bank Al-Maghrib s’apprêterait à lancer de nouveaux produits de finance islamique baptisés, «Istimrar» et «Salam».
Pour l’institution, il s’agit là d’opérer l’introduction de ce concept dans une démarche progressive.
Ces produits seraient donc introduits dans le panel d’offres des banques conventionnelles, dont la mise en œuvre serait alors pilotée par des structures dédiées.
Les banques islamiques, c'est du sérieux. Dans une déclaration de Mohamed Najib Boulif, le ministre annonce que les bailleurs de fonds étrangers seront autorisés, à partir de 2013, à prendre des participations dans la première banque islamique du royaume.
Cette prise de participation pourrait atteindre jusqu'à 49% du capital de l'établissement. Le ministre des Affaires générales, a annoncé à l'agence de presse Reuters qu'un texte de loi introduisant les produits de la finance islamique, sera déposé dans les prochaines semaines au Parlement.
Le gouvernement marocain envisage d'introduire la finance islamique dans le système bancaire, a affirmé le ministre marocain délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif.
Dans un entretien accordé au quotidien arabophone "Attajdid", porte-parole du Parti de la Justice et du Développement (PJD), grand vainqueur des législatives du 25 novembre, M. Boulif a affirmé qu'un projet de loi dans ce sens est en cours d'élaboration et pourra être fin prêt prochainement.
aA Société islamique pour le développement (SID), filiale de la Banque islamique de développement, est depuis peu opérationnelle sur le marché marocain. Il aura fallu plus de dix ans après la création de l’institution financière pour que le Maroc ratifie l’accord lui permettant d’opérer dans le Royaume. Une délégation de la SID a présenté, le jeudi 16, sur invitation d’Attijariwafa bank, les modes d’intervention de l’institution. Cette invitation n’est pas fortuite puisque la finance islamique est redevenue un sujet important depuis l’arrivée du PJD au pouvoir.
La banque islamique pour le développement (BID) a présenté ce jeudi matin à Casablanca devant un parterre d’experts et de spécialistes son catalogue de produits bancaires.
Une opération séduction qu’elle a décidée, au passage, d’opérer dans les locaux du groupe bancaire Attijariwafa bank et au cours de laquelle la BID a clairement affiché son intention de profiter de la "vague" islamique au Maroc pour se faire une place sur la marché local.