En 2013, les Marocains découvriront des nouveaux produits de la finance islamique. Un projet de loi est en préparation au royaume chérifien. Les autorités marocaines estiment que la finance islamique serait vitale pour l’économie.
C’était l’une des promesses de campagne du Parti de la justice et du développement (PJD), la formation islamiste qui a remporté les législatives du 25 novembre dernier au Maroc. Le gouvernement d’Abdelilah Benkirane prépare un projet de loi qui permettra d’introduire la finance islamique dans le système bancaire marocain en 2013.
Le 5 décembre 2011, la Bourse de Luxembourg a admis à la négociation de son marché une émission obligataire de l’État du Qatar dont le montant total s’élève à 5 milliards de dollars US.
L’emprunt est subdivisé en 3 tranches :
USD 2.000.000.000, 3,125% échéance 2017
USD 2.000.000.000, 4,50% échéance 2022
USD 1.000.000.000, 5,75% échéance 2042
Le directeur général de l'établissement de crédit de Bahreïn Al Baraka, Adnan Youssef, a déclaré à Reuters qu'il entendait développer son groupe sur le marché français, même si ce projet est suspendu aux changements attendus de la régulation française en matière de finance islamique.
Lors d'un entretien à Beyrouth, il dit espérer que les autorités françaises achèveront d'ici quelques mois l'ajustement du cadre légal et fiscal applicables aux produits bancaires islamiques.

Les produits bancaires halal reviennent au-devant de la scène bancaire marocaine. Cela fait plus de deux ans qu’ils ont reçu le feu vert de la banque centrale, mais ces produits trop taxés coûtaient plus cher et avaient du mal à trouver preneur. A partir du premier janvier 2010 la TVA sera appliquée uniquement sur la marge de la banque – et non sur la totalité de l’échéance – et au taux de 10% seulement contre 20% auparavant. L’un des principaux types de financement autorisé par Bank Al Maghrib, la Mourabaha est un contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble qu’il lui revendra avec une marge bénéficiaire. Le règlement par le client donneur d’ordre se fait par des versements sur une période convenue d’avance.