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La finance islamique connaît un remarquable essor  au Royau-me-Uni en dépit de la récession économique et continue de se faire une place dans le cœur financier de la City. Les banques islamiques, lancées pour la plupart au milieu des années 2000  en Grande-Bretagne, réalisent chaque année, des chiffres d’affaires enviables par rapport aux banques conventionnelles, frappées durement par la baisse du  pouvoir d’achat des Britanniques.


 
 
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Vue de la City, la place financière suisse apparaît aujourd’hui assiégée. Qu’en est-il de la stratégie du Conseil fédéral fixée en 2009 dans le rapport Graber et dont le rapport d’évaluation annuel fut récemment publié ? Est-ce que la place financière suisse est prête à faire face aux bouleversements politiques, économiques et financiers du 21ème siècle ?


 
 
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L'influence financière grandissante du monde musulman est à nouveau sur le devant de la scène - en témoignent les discussions dans lesquelles le gouvernement britannique est engagé avec un fonds souverain d'Abou Dhabi pour lui vendre quelques-unes des 82% de parts qu'il détient dans la Banque royale d'Ecosse.

Le poids croissant de la finance islamique pose également un défi systémique quant à la manière dont se pratique très majoritairement la finance à travers le monde.


 
 
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Selon Bloomberg, les émissions d’obligations compatibles avec la charia (sukuks) dans le golfe Persique ont atteint un record depuis quatre ans, à 7,3 milliards de dollars, un bond de 62% sur un an.

Si le développement de la finance islamique explose au Moyen-Orient, avec des actifs qui atteindront 990 milliards de dollars en 2015 contre 416 milliards en 2010, qu’en est-il en Europe et plus particulièrement en France ? Le Vieux Continent peut-il tirer parti de cette source de financement grandissante ? Et quelles sont les opportunités en termes de produits de placement pour les banques occidentales ?


 
 
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Les banques européennes pourraient renoncer à 3.000 milliards d'euros de prêts pour renforcer leurs fonds propres, un trou énorme dans le paysage financier que pourraient se hâter de combler banques japonaises, financiers islamiques et autres fonds de pension.
Ce seront surtout les financements de projets, du commerce maritime, de l'aviation et des infrastructures qui seront touchés, les banques réduisant leurs actifs pondérés du risque (RWA) et repensant leurs relations avec leur clientèle.

 
 
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Gatehouse Bank, une des banques d'affaires islamiques de Londres, envisage de lancer un sukuk de 70 M£ le mois prochain, a indiqué son Président. Fahed Boodai a dit que le sukuk cible les entreprises britanniques et qu'il serait finalisé en novembre.

Jusqu'à présent, Gatehouse a réussi 5 opérations immobilières et est en train de restructurer 800 M$ de dette de deux entreprises koweitiennes.

 
 
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La Banque islamique de développement, un établissement multilatéral basé en Arabie saoudite, prévoit d’émettre un milliard de dollars d’obligations islamiques, dites sukuks, afin de financer des projets de développement dans ses pays membres. Les titres à cinq et dix ans seront émis au quatrième trimestre et cotés à Londres et Kuala Lumpur.


 
 
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A la suite de la mise sous protection judiciaire de la société  Koweitienne « Investment Dar », plusieurs de ses créanciers, dont « Al-Masar Leasing & Investment » et « Aref investment Group», ont décidé de poursuivre la société en Grande-Bretagne, où elle possède , entre autres, 50% des parts du constructeur britannique de voitures de luxe Aston Martin. Les tribunaux britanniques ont prononcé un jugement inédit qui contredit les règles établies par le comité de la Charia de l’entreprise Koweitienne.

 
 
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A en juger par le nombre d'affaires conclues, les fonds lancés et les nouvelles institutions établies, l’année 2010 se révèle être très active pour le marché de la finance islamique en Arabie saoudite.  

L’Arabie saoudite est le plus grand acteur sur le marché de la finance islamique dans le monde en termes de volumes de fonds. Le royaume a réussi  à passer à travers la tempête de la crise financière internationale grâce à ces solides atouts économiques dopés par une position de premier producteur et exportateur mondial de pétrole, il a connu une croissance du PIB de 0,2% en 2009 et une devrait atteindre une croissance estimée à 3,2% en 2010.