
En 2009, indique le FMI, l’équivalent de 20 milliards de dollars de sukuks ont été émis de par le monde. L’Afrique n’y est presque pas représentée, alors que, explique Mamadou Oumar Dia, de Fayda Finance, organisateur d’un récent séminaire sur la question à Casablanca, ces obligations islamiques ont pour zone de prédilection les infrastructures et l’énergie, deux domaines où le continent est en rattrapage.

Pour d’aucuns, la finance islamique constitue une opportunité pour les pays du Sud. Au Sénégal, les autorités veulent faire du pays « un hub de la finance islamique dans l’espace Cedeao ». Pour accompagner cette ambition, certaines structures misent sur la formation des ressources humaines.
En ce début d’année, l’Institut Mozdahir international (Imi) a annoncé sa volonté de créer une école de formation supérieure en Finance islamique. En clôturant un séminaire sur la question, le président d’Imi, Chérif Mohamed Aly Aïdara, a soutenu qu’« il est nécessaire, voire indispensable, de retourner aux enseignements islamiques ».