Dubai va utiliser 1,25 milliard de dollars levés par voie d’une obligation islamique la semaine dernière pour financer l’expansion de son aéroport et il est confiant de remboursement des créanciers à son conglomérat Dubai World phare sur le temps, un haut responsable de Dubaï a déclaré à Reuters mardi.
“Nous allons utiliser le produit de la sukuk 1,25 milliard de dollars au fonds de Dubaï expansion de l’aéroport international», le cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, un proche conseiller et l’oncle de émir de Dubaï et une figure clé dans la reprise de l’émirat de son 2009 débâcle de la dette, a déclaré dans une entretien en marge d’une émission sur les voyages à Dubaï.
La Banque Islamique du Sénégal sursoit à l’emprunt obligataire islamique (sukuk) sur le marché sous-régional d’un montant de 100 milliards Fcfa. Prévue courant février 2012, l’opération, première du genre au Sud du Sahara, arrangée par Citibank Dubaï et ICD, filiale des souscripteurs internationaux du Golfe, a été reportée sine die.
Dans les starting-blocks de la Banque Islamique du Sénégal, qui a décroché le visa du CREPMF (Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers), le premier emprunt obligataire islamique « sukuk », garanti par l’Etat du Sénégal qui en est l’émetteur met la pédale douce.
Vue de la City, la place financière suisse apparaît aujourd’hui assiégée. Qu’en est-il de la stratégie du Conseil fédéral fixée en 2009 dans le rapport Graber et dont le rapport d’évaluation annuel fut récemment publié ? Est-ce que la place financière suisse est prête à faire face aux bouleversements politiques, économiques et financiers du 21ème siècle ?
Après une offre de comptes courants en 2011, la finance islamique, toujours embryonnaire, va franchir une nouvelle étape en France avec le lancement prochain d'un contrat d'assurance-vie spécifique, grâce auquel ses promoteurs comptent aussi attirer des non musulmans.
La finance islamique franchit une nouvelle étape dans son développement en France. Après une offre de comptes courants en 2011, elle va lancer prochainement un contrat d'assurance-vie spécifique.
L'influence financière grandissante du monde musulman est à nouveau sur le devant de la scène - en témoignent les discussions dans lesquelles le gouvernement britannique est engagé avec un fonds souverain d'Abou Dhabi pour lui vendre quelques-unes des 82% de parts qu'il détient dans la Banque royale d'Ecosse.
Le poids croissant de la finance islamique pose également un défi systémique quant à la manière dont se pratique très majoritairement la finance à travers le monde.
Selon Bloomberg, les émissions d’obligations compatibles avec la charia (sukuks) dans le golfe Persique ont atteint un record depuis quatre ans, à 7,3 milliards de dollars, un bond de 62% sur un an.
Si le développement de la finance islamique explose au Moyen-Orient, avec des actifs qui atteindront 990 milliards de dollars en 2015 contre 416 milliards en 2010, qu’en est-il en Europe et plus particulièrement en France ? Le Vieux Continent peut-il tirer parti de cette source de financement grandissante ? Et quelles sont les opportunités en termes de produits de placement pour les banques occidentales ?
Le gouvernement mauritanien et la Société islamique pour le développement du secteur privé (SIDSP), filiale de la Banque islamique de développement (BID) ont signé dimanche à Nouakchott une convention qui permet à la Mauritanie d'émettre ses premiers bons de trésor islamiques.
"Cette convention nous permet pour la première fois de nous préparer à émettre des bons de trésor islamiques pour bénéficier des financements islamiques et mobiliser l'épargne locale qui rejette le système (usurier) actuel", a affirmé le ministre mauritanien des Affaires économiques, Sidi Oud Tah, lors de la signature de la convention.
Que se passe-t-il lorsque les marchés financiers sont confrontés à des valeurs culturelles ? Les structures de financement conformes à la loi islamique sont à la pointe d’une évolution visant à intégrer des valeurs culturelles dans l’économie mondialisée. Actuellement, les sukuk – produits islamiques du marché des capitaux – sont au cœur de cette tendance.
En octobre 2011, Glodman Sachs a annoncé le lancement d’un sukuk dans le but de se procurer des capitaux sur le marché financier islamique. Dans le monde de la finance, cette émission conforme à la charia (la loi islamique) par une banque occidentale renommée a provoqué un véritable séisme.
Azhari Eltayeb Elfaki, directeur général de Soudan Financial Services Co, veut émettre un sukuk libellé en dollars de 1,5 milliards.
Cette émission souveraine sera faite dans les deux mois qui viennent au profit du gouvernement soudanais qui veut financer un pipeline pétrolier partant des champs pétroliers d’Heglig au terminal de Port Soudan.
BNP Paribas va chercher à réduire ses coûts au Moyen-Orient et à renforcer sa présence sur les marchés de capitaux en Arabie Saoudite, la première puissance économique du monde arabe, a indiqué mardi le responsable de BNP pour cette région.
"La réduction des coûts est toujours importante. Nous menons toujours des études sur la façon de réduire les coûts, ce qui n'implique pas nécessairement une diminution des effectifs. Il existe bien d'autres moyens d'y parvenir: en rationalisant l'organisation, en automatisant les opérations, en mutualisant nos points forts", a expliqué Jean-Christophe Durand lors d'un entretien.