Le prince saoudien Mohammad al-Faisal Al-Saud négocie la vente de sa banque genevoise. Le seul établissement suisse à appliquer les principes de la charia a trop misé sur l'immobilier. La Finma lui aurait fixé un ultimatum.
var badword = 0; var badwordserch = 1; La Finma ne commente pas. Interrogée par Tribune de Genève, la banque privée genevoise confirme toutefois les propos de Mark Koch, directeur de Faisal Private Bank, rapportés jeudi par la Handelszeitung: la banque est en négociation avec trois acheteurs potentiels, «un Britannique et deux des Emirats Arabes Unis».
Depuis la première rumeur de banque islamique en France en 2009, les musulmans n’ont cessé d’espérer pouvoir enfin bénéficier de produits répondant à leurs besoins. Aujourd’hui, 3 ans plus tard, la rumeur est restée au niveau de rumeur. Mais la finance islamique de manière générale a bien évolué. On dénombre aujourd’hui plusieurs institutions financières permettant d’investir dans des produits immobiliers Sharia compatibles.
Dubai va utiliser 1,25 milliard de dollars levés par voie d’une obligation islamique la semaine dernière pour financer l’expansion de son aéroport et il est confiant de remboursement des créanciers à son conglomérat Dubai World phare sur le temps, un haut responsable de Dubaï a déclaré à Reuters mardi.
“Nous allons utiliser le produit de la sukuk 1,25 milliard de dollars au fonds de Dubaï expansion de l’aéroport international», le cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, un proche conseiller et l’oncle de émir de Dubaï et une figure clé dans la reprise de l’émirat de son 2009 débâcle de la dette, a déclaré dans une entretien en marge d’une émission sur les voyages à Dubaï.
L'Office national de l’électricité (ONE) diversifie de plus en plus ses sources de financements. Après avoir lancé plusieurs emprunts obligataires par le passé et en attendant de finaliser son projet de titrisation de ses créances commerciales, il se met aujourd’hui aux produits islamiques. En effet, l’Etat vient d’accorder sa garantie à l’office pour contracter un financement sous la formule «Istisna’a» auprès de la Banque islamique de développement (BID). Ce prêt «halal» porte sur près de 100 millions d’euros (environ 1,15 milliard de DH) et il est destiné à financer en partie le projet d’extension du quai à charbon et des entrepôts de stockage de ce combustible au port de Jorf Lasfar.
Etiqa Takaful, l’assureur malaisien dans lequel Ageas détient une participation, est
le numéro un incontesté dans le segment Takaful ou assurance islamique.
Les assurances telles que nous les connaissons sont interdites par la loi islamique. La Sharia rejette nos polices conventionnelles pour trois raisons. Le caractère incertain constitue la première pierre d’achoppement.
Dubaï a annoncé jeudi avoir emprunté 1,25 milliard de dollars en deux tranches d'obligations islamiques, émises pour servir au remboursement de la dette et à des besoins budgétaires.
Des obligations islamiques, ou sukuks, sur 5 et 10 ans ont été souscrites trois fois et demie, témoignant d'un retour de la confiance des investisseurs dans l'économie locale, souligne le gouvernement de l'émirat dans un communiqué.
Sur 30 milliards $ de fonds à investir en 2012, QIA souhaite se renforcer sur les matières premières. « Nous aimons les commodities, nous nous plaisons à investir dans les matières premières. Depuis 2002, la tendance des prix des produits de base ne cesse d'augmenter (…) En outre, en raison de la crise financière, il n’y a pas suffisamment d’investissement dans les matières premières. Peut-être qu’en 2016 et 2017 l’écart entre l'offre et la demande poussera encore plus les prix vers le haut » explique Hussain Al Abdulla membre du comité exécutif de Qatar Investment Authority (QIA).
La finance islamique n’a pas à rester la tête de turc des professionnels du secteur financier si elle est bien définie et bien pratiquée. Voilà le message délivré ce mercredi par Hüseyin Erkan, l’ancien président de la Bourse d’Istanbul, invité par Tigfi (The Institute for global financial integrity) au cercle Munster dans le cadre des déjeuners de l’éthique de la finance.
La Banque Islamique du Sénégal sursoit à l’emprunt obligataire islamique (sukuk) sur le marché sous-régional d’un montant de 100 milliards Fcfa. Prévue courant février 2012, l’opération, première du genre au Sud du Sahara, arrangée par Citibank Dubaï et ICD, filiale des souscripteurs internationaux du Golfe, a été reportée sine die.
Dans les starting-blocks de la Banque Islamique du Sénégal, qui a décroché le visa du CREPMF (Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers), le premier emprunt obligataire islamique « sukuk », garanti par l’Etat du Sénégal qui en est l’émetteur met la pédale douce.
Vue de la City, la place financière suisse apparaît aujourd’hui assiégée. Qu’en est-il de la stratégie du Conseil fédéral fixée en 2009 dans le rapport Graber et dont le rapport d’évaluation annuel fut récemment publié ? Est-ce que la place financière suisse est prête à faire face aux bouleversements politiques, économiques et financiers du 21ème siècle ?